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lundi 14 décembre 2015

J-11 Les Commandements du Cavalier de 2016

Par AnnSo, du blog Je peux pas, J'ai Poney

La fin de l’année avance à grand pas, le calendrier de l’avent pour preuve, il est déjà bien entamé!

Et qui dit fin de l’année, dit souvent bonnes résolutions! Eh oui, vous savez cette liste qu’on rédige pour être meilleure l’année prochaine. Ces ordres qu’on se donne et qu’on espère tenir pour que la nouvelle année soit la meilleure de notre vie!

Mais soyons honnêtes… On les tient jamais vraiment… Ca tient quoi? Une semaine? On n’a pas encore fini de souhaiter la bonne année à tous nos contacts qu’on les a déjà oublié!

resolutions-nouvelle-annee-cheval-cavalier.jpg

Alors je sais, le sujet des bonnes résolutions a été mainte et mainte fois traité.
Mais ce que je comptais faire, ce n’est pas une liste de choses que l’on sait qu’on ne fera pas comme… graisser ses cuirs une fois par semaine. Parce que je sais très bien qu’on ne le fera pas, même si c’est ce qui est recommandé sur les instruction du pot de graisse ;)

Non, ce que je vous propose, ce sont de petits commandements pour rendre votre vie et celle de votre cheval un peu plus agréable.

Vous m’en direz des nouvelles!

1- Un marche pied j’utiliserai
Ce qui éviterai de se faire un claquage en essayant d’atteindre l’étrier par grand froid tout en soulageant le dos de notre bête à sabots.

2- Au cheval le matériel s’adaptera
Alors oui, je sais, c’est tentant de craquer sur le dernier tapis à la mode, la dernière muserolle qu’on voit sur tous les paddocks. Sauf que non. On achète pas son matériel au hasard juste sur un critère esthétique. Tout a une utilisation bien spécifique. Le matériel doit être adapter au cheval. Parce que non, le cheval ne s’adaptera pas à notre matériel dernier cri. Donc on n’achètera pas d’amortisseur avec moumoute si son cheval n’en a pas besoin, pareil pour la muserolle croisée et je ne parle même pas des enrênnements.
On pense pratique, utile et on évite le fashion victim. Ce qui n’empêche pas d’avoir du beau matériel. En plus, ça permet d’éviter le superflu et donc de faire des économies!

3- Dans la routine nous ne tomberons pas
Oui, comme un vieux couple, il faut lutter contre la routine pour entretenir la flamme. Trève de plaisanterie, ce n’est pas bon de faire toujours la même chose. Ni pour le moral de l’un et de l’autre, ni pour le physique de celui qui a des sabots.
Donc on varie les plaisirs! Ce n’est pas parce qu’on se spécialise dans une discipline qu’il ne faut faire que ça. Les possibilités sont infinies! Ethologie, longe, longues rênes, jeux, dressage, obstacle, balade… On en profite pour découvrir de nouvelles disciplines ou se perfectionner dans d’autres. En bonus, un cheval épanouï, qui a le moral et une relation qui est renforcée par toutes ces aventures!

4- A la poupée, je jouerai
Non, il n’est pas question de coiffure idiote sur cette pauvre bête. Mais je tenais à insister sur le pansage. Oui, il faut le chouchouter, d’autant plus en hiver. Le pansage a d’autres vertus que de simplement le rendre présentable. Bien brosser son cheval permet de lui effectuer un massage qui permet de soulager d’éventuelles courbatures et de commencer à échauffer les muscles. Ce qui n’est pas du luxe par temps de grand froid!

5- Du temps je lui accorderai
Le cheval n’est pas là que pour qu’on lui monte dessus. Il a besoin de notre attention, de notre temps et il a en prime beaucoup de choses à nous apprendre.
Alors on n’hésite à aller le voir même si on ne monte pas, à se poser dans son box ou à l’observer dans son pré. On apprend à le connaître. En l’observant, on peut apprendre beaucoup sur sa personnalité, si il est dominant, peureux, ce qui l’angoisse, ses “friandises” préférées, sa manière de jouer.

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Je pourrai continuer encore longtemps, les possibilités qu’offre la relation cheval/cavalier sont infinies. Mais soyons raisonnable, si il y en a trop, on sait très bien qu’on ne les tiendra pas.

Sur ce je vous laisse, j’ai rendez-vous avec ma mienne, petite soirée filles dans son box. Au programme, pédicure et dégustation de carottes pour elle et manucure et gâteau au chocolat pour moi! ;)

Equestrement Votre

samedi 5 décembre 2015

J-20 Ma destinée

Par Brigitte, du blog Caval'idée

Permettez-moi de vous faire partager une citation attribuée à un certain romancier nommé Andreï Dyakov, avant de vous parler de votre destinée, de vos rêves de chevaux et de la manière de les transformer en projets.

"La destinée est un cheval rétif. Impossible de savoir quand elle va se cabrer. Les uns préfèrent ne pas se rebeller et lâchent les rênes, d'autres au contraire tentent de la soumettre. Peu réussissent à la chevaucher. Encore moins s'en rendent maîtres."

Je suis comme toi, à l'aube d'un nouveau jour, à l'aube d'un nouvel an, à l'aube d'une nouvelle vie. Toi comme moi, nous rêvons.
Je suis prétentieusement maître de mes pensées et de mes actions. Qu'on se le dise tu l'es aussi.
Dans ma tête il n'en a pas toujours été ainsi. Coincée dans ma vie - c'est ce que je croyais.
Ce n'est pas la vérité. A présent j'ai un crédo, la liberté. C'est du sacré à préserver, à semer à tous vents et à cultiver. Plus elle s'éloigne, plus je cours vers elle.
Est-ce l'âge seul qui nous fait découvrir cet extraordinaire champ des possibles ? Possible.
Est-ce la maladie, les embuches, les revers, les échecs qui illuminent le chemin à suivre ? Sans doute.
Alors pourquoi attendre que les choses changent, que les autres changent, que le monde devienne meilleur.
Ma pensée construit mon action. Qu'on se le dise la tienne aussi. Je fais, comme tu fais, le monde que je vis.

Nous sommes en vrai, libre d'aimer, libre d'imaginer et libre de faire. Si un seul d'entre nous l'a fait ce rêve inaccessible qui nous hante, c'est que c'est possible. Et si personne ne l'a fait, il suffit de le créer par la pensée, pour qu'il devienne notre réalité.
Mes amis, dites-moi pourquoi se priver plus longtemps de dessiner notre destinée, celle de notre vie rêvée ?

La morale de cette pensée vous l’avez bien comprise, elle est de se prendre en main soi-même, sans attendre que quelqu’un de notre environnement le fasse pour nous.

Vous aimez les chevaux et vous avez envie de vivre auprès d’eux, pour eux. Dans ce cas arrêtez de rêver, agissez aujourd’hui formez-vous si ce n’est pas encore fait et montez votre projet !

La construction d’un projet professionnel dans le monde du cheval est à la portée de chacun. Cependant selon votre âge, vos aspirations, le métier que vous voulez choisir, selon vos compétences, vos diplômes, votre région, il existe des « parcours » différents pour y arriver.

Il faut savoir qu’il existe beaucoup d’aides (administratives, techniques et financières) qui dépendent de votre situation personnelle et de votre projet.

Il n’est pas toujours aisé de savoir où aller les chercher. Et il existe aussi beaucoup d’acteurs publics et privés incontournables qu’il faut connaître, souvent éloignés de la sphère équestre : acteurs agricoles, acteurs du tourisme et de l’agritourisme, acteurs des sports et des sports de nature, mais aussi de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire, des transports, du développement durable, de l’économie sociale et solidaire, de la finance et finances solidaires, la santé, la formation,  la recherche, l’art, les médias, la presse, etc.

Les métiers du cheval sont dans toutes les sphères économiques. Il y a des acteurs publics des administrations, des collectivités des établissements publics, mais aussi des acteurs privés comme les associations, fédérations et syndicats, qui sont là pour vous aider.

Sans compter qu’il existe des notions qui ne peuvent plus être oubliées quand on monte un projet,  communication-commercialisation,  marketing, e-commerce, m-commerce, etc.
Ainsi que la maitrise de la concurrence, des opportunités, des tendances et de l’innovation !

Pour vous orienter et vous faire gagner du temps dans votre parcours pour monter votre projet dans le monde du cheval, je vous propose de rester informé(e) en lisant de temps à autre mon blog qui souhaite devenir un espace où l’on pourra à terme y trouver un maximum de pistes et conseils à suivre. Une sorte de lieu ressource qui vous renvoie sur l’acteur ou le document incontournable.

Et pour ceux que cela intéresse je vous offre une image (*) du Taj Mahal, symbole de l’amour exacerbé qui est un lieu empreint d’une grande sérénité en dépit des milliers de gens qui le visitent tous les jours.


J’aimerai beaucoup que ma pensée du jour, en décalage total avec le consumérisme exacerbé de cette période, vous aide à vivre de très belles fêtes de fin d’année. Et surtout à formuler votre propre destinée, celle qui vous attend en 2016. Avec ton mon amour, tous mes vœux.

Brigitte

(*) Auteur Léna en 2012. Grand format sur demande (3648x2736 , 4Mo) à brigitte@cavalidee.com

lundi 22 décembre 2014

J-3: De bonnes résolutions à prendre pour mieux s'entendre avec son cheval

Par Clara, du blog Shaheen
                                                                  

Le Nouvel An approche à grand pas. Mon premier article évoquait Noël. Je souhaite désormais vous parler des très célèbres bonnes résolutions.
Qui n'a jamais essayé de prendre de bonnes résolutions ? Je dis bien "essayer" car, avouons-le, au premier janvier on se sent prêt à changer, on est motivés... et puis, en général, un mois plus tard on a déjà repris comme avant !

Mais attention ! Je souhaite évoquer ici les 7 bonnes résolutions que tout cavalier devrait prendre pour tenter de comprendre son cheval et, de fait, le rendre le plus heureux possible. Personnellement je n'ai pas attendu la nouvelle année pour les prendre !




Je tiens à préciser que je ne détiens pas ici une vérité générale. Je vous expose ma pensée, qui est le fruit de mes très nombreuses remises en questions. Je suis passée par beaucoup de choses avec ma jument pour en arriver à ces conclusions qui, à mes yeux, sont le moyen d'essayer au mieux de comprendre son cheval et vivre en harmonie avec lui.
C'est la façon dont je fonctionne avec ma jument, et je tâtonne encore beaucoup sur certains points, mais notre relation s'est énormément renforcée depuis que je fonctionne selon ces grands principes :


1- Respectez votre cheval
« Logique », me direz-vous. Je pense, en réalité que ça ne l'est pas forcément pour tout le monde.
La base d'une relation saine avec votre cheval fonctionne sur deux principes primordiaux : la confiance et le respect.
Vous obtiendrez sa confiance peu à peu, en le désensibilisant et en lui montrant un maximum de chose.
Le respect, lui, doit venir des deux côtés : au cheval de respecter votre espace, de ne pas vous pousser, vous marcher dessus... A vous en retour de respecter ses capacités et son état physiques, son humeur de la journée, ses peurs, ses volontés...

Attention, je ne dis pas du tout qu'il faut passer toutes ses volontés, mais votre cheval ne peut pas être un robot qui fait exactement tout ce que vous voulez. Essayez d'instaurer un dialogue, vous verrez qu'il y a des fois ou votre cheval est plus énervé, moins en forme, ou encore a des envies particulières.

Un exemple tout bête : La dernière fois j'ai travaillé avec ma jument en liberté dans la carrière, elle a été comme elle n'avait jamais été, vraiment super. La séance a duré dix minutes, très courte mais intense, et ensuite nous sommes allées faire une séance de soins énergétiques.
Une fois la personne partie, j'ai voulu reprendre où nous en étions avec ma jument : et bien elle ne voulait plus du tout mettre les pieds dans la carrière !
Je l'ai donc fait entrer, car je ne peux pas me retrouver dans une logique où dès qu'elle ne refuse quelque chose on ne le fait pas du tout, mais nous sommes ressorties immédiatement de la carrière. Je ne lui ai rien fait faire.
Je le répète, il ne s'agit pas de passer toutes les demandes de votre cheval, mais un dialogue doit s'instaurer, et il ne doit pas aller uniquement dans un sens.

Ce que je viens de dire recoupe mon deuxième point.




2- Écoutez ce que vous dit votre cheval
Apprenez à écouter votre cheval, notamment au travail.
Nos chevaux nous parlent, et trop souvent les signaux qu'ils nous envoient sont ignorés par les cavaliers qui leur trouvent des raisons tout autres.

Voici des choses très courantes que j'entends souvent : un cheval qui charge les obstacles aime sauter, un cheval qui donne des coups de culs en selle exprime sa joie, un cheval qui a peur le fait exprès, un cheval qui n'écoute pas le fait exprès aussi... Et il y en a tant d'autres.

Tous ces signes ne sont pas à prendre à la légère, et il faut vraiment se poser les bonnes questions.
Dans presque tous les cas, de tels signes sont l'expression soit d'un mal être, d'une gêne ou d'une mauvaise éducation. Cela est très important à comprendre.

A plus petite échelle, écouter son cheval s'apprend vraiment. Quand vous répétez pendant longtemps un même exercice, guettez le moment où votre cheval commence à en avoir marre, changer puis revenez-y plus tard. Guettez les fois où votre cheval ne comprend pas votre demande, les fois où il cherche à comprendre...

Il n'est pas toujours facile de comprendre les chevaux, et il ne faut pas tomber de la paranoïa extrême de se demander toujours si notre cheval a mal quelque part ou exprime un mal-être, mais il faut toujours y penser en premier lieu, et puis ensuite faire la part des choses.
C'est vraiment intéressant car peu à peu on apprend à connaître son cheval et je sais que moi j'essaye d'écouter ce que me dit ma jument au mieux, et j'ai l'impression qu'on dialogue toutes les deux, à propos de volontés de chacune.

L'équitation est un échange permanent.




3- Soyez clair avec lui
En retour quand vous, vous parlez à votre cheval (quand vous lui demandez quelque chose), soyez très clair.

On a souvent l'impression d'être clair mais ce n'est pas toujours le cas. Parfois même nous sommes très brouillon.
C'est mon cas, et je travaille énormément dessus, alors je sais de quoi je parle.
Souvent je me dis que les chevaux sont vraiment forts pour réussir à nous comprendre.

Ce sont des choses bêtes :
- Ne pas parler tout le temps, car nous disons après nos codes vocaux sans nous en rendre compte, et ils perdent de leur utilité.
Par exemple : Enormément de cavaliers (moi y compris, je le faisais avant) claquent de la langue pour tout et n'importe quoi.
Faites-en un signe clair que vous n'utilisez que dans un cas précis (avancer par exemple). 

- Ne pas utiliser le même code vocal ou gestuel pour plusieurs actions. Nous devons vraiment distinguer nos gestes. Moi, par exemple, je mettais ma cravache derrière (à pied) pour un peu tout : avancer, revenir vers moi, tourner...

- De même, variez vos codes vocaux et leur intonation pour ne pas que votre cheval les confonde. Les cavaliers qui disent « marcher », « trotter », « galop », sur le même ton de voix, n'apprennent pas à leur cheval des mots distincts, mais simplement un ton de voix qui signale la montée vers l'allure supérieure. Je doute qu'en disant simplement « trotter » de l'arrêt, votre cheval parte directement au trot.

- Soyez uniformes dans vos demandes. Toujours le même mot, le même geste, au même moment pour demander la même chose.

- Apprenez à dissocier gestes et voix. Apprenez à votre cheval à réagir uniquement au code vocal, puis uniquement au geste (sans parler).
Moi, je sais que ma jument ne réagissait qu'à mes codes vocaux en longe, et dès que je ne parle plus, plus rien ne marche. Je suis en train d'y travailler.




4- Soyez doux mais ferme
Souvent, cette expression est mal interprétée. Etre doux mais ferme, c'est rester calme en toute situation, et faire comprendre au cheval ce qui est bien de faire, et ce qui ne l'est pas. Notamment par le moyen de « confort/inconfort ».

Je te mets dans l'inconfort, et dès que tu fais ce que je souhaite, l'inconfort s'arrête. Ou alors, je te récompense et je te mets dans le confort maximum.
C'est ce qu'on appelle le renforcement négatif (on retire l'inconfort) et le renforcement positif (un confort arrive). Il faut trouver le juste équilibre entre ces deux choses.

Je ne suis pas pour, par exemple, désirer que notre cheval ne fasse le travail uniquement pour nos beaux yeux. Lui donner des friandises de temps en temps, c'est être reconnaissant du mal qu'il se donne pour nous écouter, et le récompenser de son travail, tout comme nous le sommes par notre salaire en fin de mois !




5- Mettez vous à sa place
Pensez cheval. C'est bête, mais trop de cavaliers font d'anthropomorphisme.

Et sur ce point là, j'aborde le sujet qui fâche : les couvertures ! Alors, je ne fais pas généralités car il y a des circonstances atténuantes pour certains, mais je ne comprends pas ceux qui sur-couvrent leurs chevaux ! Les chevaux sont des animaux faits pour vivre dehors, ne l'oublions pas.

Ma jument, une pur sang arabe, vit au pré à l'année, et je ne la couvre jamais. Elle fait bien assez de poil, et elle est assez intelligente pour aller s'abriter si la pluie la gêne (sans abri, c'est encore différent). Et je ne l'ai jamais vu avoir froid.
Les fois où je l'ai couverte car elle tremblait vraiment, c'est plutôt au début de l'été, quand elle a perdu tout son poil et qu'il pleut. Là, elle est vraiment morte de froid et n'arrête pas de trembler. A ce moment là de l'année, je me méfie. A côté de ça, d'autres chevaux n'ont pas du tout ce problème.
Il faut s'adapter à chaque cheval, mais je pense vraiment qu'ils ont bien moins froid qu'on ne veut imaginer !

Sur des points plus larges, penser cheval c'est essayer de se demander, quand vous travaillez ou quand vous êtes avec votre cheval, ce qu'il peut être en train de penser maintenant, ou comment il aurait réagit avec un autre cheval.

Pensez-y : Comment les chevaux se font-ils comprendre les choses entre eux ? C'est extrêmement intéressant pour apprendre à dialoguer avec eux. Nous devons devenir à moitié cheval, et nous les rendons à moitié humain, si l'on puis dire !
Entre une fois, l'échange n'est pas unidirectionnel, est cela est très important.




6- Prenez votre temps
L'éducation d'un cheval n'est pas une course. Si vous prenez votre temps, votre cheval vous le rendra en quintuplé.

Pensez-y : Combien de cavaliers de CSO sautent très tôt mais ont des chevaux incapables de s'incurver, de s'arrêter ou ralentir sur demande, et qui ne sont pas constants dans leurs résultats en compétition ou se plantent un beau jour ?
Combien de chevaux de dressage exécutent toutes les figures, mais dans une fausse mise en main forcée, avec un cheval qui n'est pas équilibré pour un sous et ne pousse pas sur ses postérieurs d'un cil ?
Combien de personnes montent en cordelette au bout de 3 mois et après se demandent pourquoi leur cheval un jour est sage et l'autre n'écoute rien ?
Combien de personnes font des choses spectaculaires à pied mais ont des chevaux qui se déconnectent facilement et n'arrivent pas à les reconnecter ?

Prenez le temps d'apprendre les bases et de les consolider au maximum. Quelque soit votre discipline. Cela est primordial.
Trop de personnes font l'impasse et en payent le prix un jour ou l'autre, ou n'auront jamais de leur vie un travail propre et constant.
Je vois énormément de cavaliers « éthologique » ou de spectacle qui ne sont jamais sûrs si leur cheval va faire tous les tours, ou être à l'écoute toute la séance. C'est triste !

Et les bases sont pour tout le monde les mêmes : mobiliser les hanches et les épaules, apprendre à tourner aux jambes et à l'assiette, s'arrêter, ralentir et avancer à l'assiette, s'incurver. Voilà les bases vraiment basiques que tout cavalier et cheval devrait avoir.

Alors oui c'est long, oui c'est chiant, mais quel bonheur de tout demander de façon légère, à un cheval léger, sans avoir à entrer dans un rapport de force tout au long de sa vie et sans être pendu aux rênes en permanence !

Le temps que vous aurez pris à enseigner ces bases vous sera vraiment profitable, car une fois que les bases sont acquises, tous les autres exercices s'apprennent en quelques séances tout au plus, vraiment ! Je le découvre de jour en jour.




7- Offrez lui un mode de vie adapté
A mes yeux, LA condition pour rendre votre cheval heureux.

Non, ce n'est pas parce que votre cheval attend à la porte de son paddock le soir qu'il aime son box. Il sait simplement qu'il va y être nourrit, ou encore il est conditionné par l'habitude. Alors, encore une fois, il y a des cas particuliers et des circonstances atténuantes.

Déjà, offrir une vie en box-paddock est pas mal, mais vraiment, si possible, mettre son cheval au pré avec des copains est l'idéal. Cela est indéniable.
Mais une chose est vraiment inadmissible : laisser son cheval quasiment 24h/24 en box. Un cheval qui ne sort que pour travailler ou 2 heures par semaine au paddock, je trouve ça vraiment vraiment triste.

J'espère de tout coeur que, sur ce point, de plus en plus de gens se rendent compte qu'un cheval ne peut être vraiment heureux dans un grand espace, avec de quoi manger toute la journée, et entouré de congénères.



J'espère ne pas avoir été trop radicale.
Ce que je cherche à dire, c'est que je pense que ces méthodes, tirés de l'équitation dite « éthologique », sont logiques par rapport au fonctionnement du cheval, et ne peuvent apporter que du positif dans la compréhension et la relation que vous aurez avec votre cheval. Dans toutes les disciplines, et j'insiste vraiment. La distinction dressage, CSO, éthologie n'a pas lieu d'être.

Nous devrions tous faire de "l'éthologie" avec notre cheval, tout le temps. Cela va au-delà de l'effet de mode et au-delà de la discipline. C'est une façon d'approcher au plus près le fonctionnement du cheval pour entrer dans une collaboration, et non pas dans un rapport de force et de soumission. Les chevaux ne sont pas des objets. Ce sont de formidables partenaires.

Quand on voit tout ce qu'ils donnent à des cavaliers qui les contraignent sans cesse en leur imposant les choses, parfois de façon très contraignante, imaginez ce qu'ils sont capables de donner quand on leur fixe des règles claires mais toujours dans le dialogue, la proposition et l'entente.

Il ne faut pas aller à l'extrême « je laisse faire mon cheval ce qu'il veut pour ne pas le contraindre », car on ne lui rend pas plus service.
Les chevaux sont des animaux qui, entre eux, se fixent des règles très claires, mais de façon très subtile. Ils n'ont pas besoin de sévir tout le temps, ni de se contraindre les uns les autres. Il se font comprendre une fois, deux fois, et une fois les règles en place, elles deviennent normales pour tout le monde. Parfois, un simple rappel à l'ordre très discret (les oreilles couchées) suffit.

Apprenons des chevaux. Ils sont fascinants. Devenons meilleurs avec eux, ils le méritent tellement...

Il n'est pas toujours facile de prendre du recul sur soi, de se remettre en question. Parfois cela fait beaucoup de mal. Mais quand on a passé le cap, on est tellement heureux. Je ne pourrais jamais revenir en arrière, monter ma jument dans la contrainte comme avant. J'aime tellement ce que nous sommes en train de forger. Je vous le promet, ça vaut  le coup d'essayer !

Sur ce, je vous souhaite un Joyeux Noël et une belle année 2015 à tous, ainsi qu'à vos fidèles montures.




Je vous laisse sur une magnifique interview d'Andy Booth, qui résume dans les 10 premières minutes tout ce qu'il faut savoir pour aborder le travail avec son cheval, quelque soit sa discipline.




Photos prises par Instants Gravés Photographie

samedi 20 décembre 2014

J-5: Comment transformer votre cheval en renne du Père Noël en 6 étapes

Par Emilie, du blog Cavali'Erre.

Et voilà, le mois de décembre est arrivé. Avec le froid et les journées trop courtes, mais aussi l'impatience avant l'arrivée du célèbre Père Noël. Il vous a peut être même été confié la lourde tâche de le seconder dans son rôle. Afin d'accomplir au mieux cette mission, je vous propose ici un guide pour transformer pas à pas votre cheval en renne du Père Noel.


Étape 1 : Trouver la bonne monture

Pour commencer, il est nécessaire de trouver le futur renne idéal, ayant les qualités requises.
Le Père Noël doit être capable d'effectuer toutes ses livraisons autour du monde en moins de 24 h . Pour l'accompagner, le cheval-renne idéal devra donc à la fois être rapide et endurant. Des qualités connues en particulier pour être celles des pur-sangs arabes. Néanmoins, cet animal est destiné à tirer le traîneau du Père Noel. Force et patience lui seront donc nécessaire: ainsi pourrait-il être cheval de trait. Complice de l'ami des enfants, la malice d'un poney devrait l'aider.
Voilà donc quelques races à explorer et mélanger pour obtenir le compagnon parfait.

Vous pourrez le choisir alezan ou bien bai pour mieux approcher du camouflage du renne. Néanmoins, nul ne pourrait nier qu'une robe blanche est le camouflage parfait dans la neige de l'hiver du Père Noel.

En bonus, vous pourrez choisir un cheval au bout du nez blanc, qui, si il est correctement exposé au soleil, développera alors un coup de soleil augmentant sa ressemblance avec Rodolphe, le renne au nez rouge.

Pendant mes pérégrinations autour du monde, je crois avoir rencontré le candidat idéal pour le poste de cheval-renne:

Le profil idéal du cheval-renne



C’est un petit cheval Mongol, à la robe de couleur indéterminée mais assez proche de celle du renne, qui possède l’endurance et la résistance incroyable de ces chevaux du peuple nomade, ainsi qu’une résistance au froid très poussée due à sa survie en milieu hostile (entre -15°C et -25°C en moyenne l’hiver…)

Voilà, si vous avez suivi tous ces conseils, vous devriez avoir trouvé le cheval idéal. Nous verrons dans la prochaine étape comment commencer sa transformation en renne.



Étape 2 : Tuto DiY - Les 4 astuces indispensables pour transformer votre cheval en renne



Il n'existe pas encore à ce jour de kit pour transformer votre cheval en renne. Vous devrez donc improviser, chose qui sera plus facile si vous avez déjà été capables de révéler la licorne qui sommeille en votre cheval.

Quelques pistes :
- les bois du renne: une paire de gants grande taille rouges, du coton spécial rembourrage de peluche, et fixer le tout sur la têtière du filet.

- le tatouage viril "Je suis un cadeau". À prévoir lors de la tonte de notre cheval-renne. Il ornera magnifiquement sa croupe. Pour plus de brillant, vous pouvez aussi lui offrir un tatouage de croupe à paillettes en forme d'étoiles ou de sapin de Noël. (Si, si, c'est possible, cliquez pour vérifier!)

- le vernis spécial Noël: pour des sabots vernis aux couleurs de l’événement, je vous conseille le monochrome rouge, vert ou gris, ou bien des assortiments de ces couleurs.

- Si vous n'avez pas opté pour un cheval de trait né avant 1996, vous avez peu de chance d'avoir un cheval avec une queue coupée telle celle des rennes. Afin d'éviter cette douloureuse opération à votre compagnon, je vous conseille de nouer la queue de votre cheval et la dissimuler dans une protection de queue assortie à ses sabots et ses bois.

-BONUS : des ailes pour porter le traîneau dans le ciel (et craner en passant devant la lune). Nécessite un cheval de la race Pégase.

Et voilà, votre renne-cheval est prêt pour son apprentissage.



Étape 3 : Débourrage à l'attelage



Et oui! Les rennes du Père Noël tirent son traîneau, il est donc nécessaire qu'ils soient formés à l'attelage. Cet apprentissage pourrait aussi vous être utile si le Père Noël choisissait de vous prouver sa confiance en vous confiant les rênes des rennes.

À moins d'une intervention père-noël-esque, il vous sera probablement nécessaire de commencer cette étape avec "un peu" d'avance, de l'ordre de quelques années.



Étape 4 : Entraînement



Faire le tour du monde en 24h, c’est éprouvant. Il est donc important de travailler l’endurance de votre cheval. En même temps, vous pourrez vous préparer à résister au froid, il fait froid dans le ciel dans les courants d’air! Prévoyez donc une randonnée à cheval dynamique et dans un pays froid. Je ne peux que vous conseiller la Mongolie!

Une autre très bonne solution est de partir en randonnée hivernale au pays du Père Noël: la Laponie. Si vous n'avez pas vos sacoches TARDIS pour y transférer instantanément votre cheval, vous pourrez toujours y partir sans lui par des moyens de transport plus classiques. Ce sera pour vous l'occasion de rencontrer des rennes afin de perfectionner le camouflage de votre cheval, et de partir à la recherche du Père Noël .



Étape 5: Les cadeaux


Nous sommes le 20 décembre, Noël est dans 5 jours, et vous n'avez pas réussi à trouver le Père Noël pour vérifier s’il a bien préparé votre "courte" liste de cadeaux? Et, tellement occupé par la préparation de votre renne-cheval, vous avez complètement oublié qu'il vous avait demandé de l'aider à préparer les cadeaux. Et bien évidement, tous les magasins ont déjà été dévalisés par des gens plus prévoyants. Pas de panique!

Là encore, le fait-maison vient à votre rescousse !

- Pour votre compagnon équino- rennesque, vous pouvez lui préparer vous-même ses friandises.

- Si vous avez un blog, vous pouvez sélectionner vos meilleurs articles, trouver un imprimeur et en faire un livre à offrir à vos amis et proches, cavaliers ou non.

Mes souvenirs de voyage sur papier


À l'inverse, offrez un livre de son blog à un ami blogueur (il existe des sites qui le proposent).

- Un ami cavalier? Repérez le prochain événement équestre dans votre région (vous savez, celui dont il/elle vous parle depuis 6 mois) et offrez lui une entrée. Prévoyez de l'accompagner si possible, c’est plus sympa.



Étape 6 : C’est Noël



Ça y est, vous et votre cheval êtes préparés pour assister le Père Noël et ses rennes dans leur tournée, les cadeaux sont dans le traîneau, le sapin est décoré. Il vous reste à parfaire votre équipement, ajouter quelques guirlandes à l’attelage, choisir du matériel aux couleurs de Noël, du tapis au filet, en rouge, vert et argent. N’oubliez pas d’ajouter quelques clochettes.

Voilà, vous êtes fin prêt pour dissimuler votre cheval au milieu des autres rennes et vous transformer en lutin du Père Noël. Il ne vous reste plus qu'à le trouver !









lundi 15 décembre 2014

J-10 : Le travail du cheval en hiver

Cet article vous est proposé par Justine du blog Mon cheval m’a dit.





Les premiers flocons de neige tombent délicatement sur le sol, le paysage se transforme ... Les prés sont recouverts d'une neige immaculée, un sifflement et voilà Pompon, emmitouflé sous un poil de nounours qui arrive à la barrière au grand galop pour te rejoindre... 


Bon, soyons sérieux :)